UNE DÉCONCERTANTE, MAIS TRÈS BELLE MÉTAPHORE DE LA DÉPRESSION.

BIRD PEOPLE

Le film s’ouvre sur une scène de la vie quotidienne, une foule de gens dans un lieu public en attente de leur moyen de transport pour se rendre sur leur lieu de travail ou bien à un rendez-vous. La caméra s’installe dans une rame du RER B. Elle s’arrête parfois sur certaines personnes, nous laissant ainsi entrevoir leurs conversations, leurs pensées, leurs peurs, leurs vies…
C’est un peu comme un ballet, on passe de visage en visage, de pensée en pensée, de manie en manie, lorsque l’un écoute sa musique et qu’un autre lit un dossier important. Jusqu’à ce que la caméra ait fait son choix, le choix de nous présenter l’un des personnages principaux : Audrey. Elle est étudiante et travaille en parallèle comme femme de ménage dans un hôtel.
Elle se rend sur son lieu de travail, en chemin, elle fait dans sa tête le décompte de ses heures de trajet “la vache ! Ça fait quarante heures par mois” s’exclame-t-elle. Cela revient donc à 10 heures de trajet par semaine… L’expression “métro-boulot-dodo” prend à cet instant tout son sens.
Dans la scène suivante, nous faisons la connaissance de Gary, un autre personnage clef du film. Gary est un ingénieur en informatique américain en transit dans un hôtel international près de Roissy. Depuis longtemps soumis à de très lourdes pressions professionnelles et affectives, il décide de changer radicalement le cours de sa vie.


 

Bird People est le quatrième long-métrage de la réalisatrice Pascale Ferran, il a été présenté lors du dernier festival de Cannes dans la catégorie Un Certain Regard.

C’est le nouveau film d’une réalisatrice pas comme les autres. Récompensée de cinq Césars en 2006 pour Lady Chatterley, la réalisatrice française nous entraine dans un tout autre univers… à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, près de Paris. Une peinture réaliste et poétique de notre monde contemporain où tout va de plus en plus vite.

Dans Bird People, plusieurs thématiques sont traitées comme la solitude, la dépression et le burn-out.
Une déconcertante, mais très belle métaphore et très intéressante présentation de la dépression engendrer par le stress que peuvent générer nos activités professionnelles, notre entourage familial ou tout simplement les situations de la vie courante.
Le récit se construit autour de deux personnages provenant de milieux sociaux complètement opposés et pourtant reliés par le même mal-être.
Tout deux perdus et absorbés par cette machine stressante qu’est leur quotidien. Ils vont tout d’abord se perdre, peut-être pour entrer dans un moule imposé par la société pour finalement retrouver leur vraie essence, leur route.

 

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    Cynthia-Laure Écrit par :

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