LA VULNÉRABILITÉ : FAIBLESSE OU SUPER POUVOIR ?

J’ai lancé un Club.
À l’ère de la sororité, du boom des Girls Club et de l’obsolescence des Boys Band.. J’ai lancé le Club Des Imposteur-e-s :
« I’M (NOT) A FRAUD ! The Club ».

Lorsque j’ai rompu avec le « Syndrome de l’imposteur », j’ai renoncé à une relation toxique, de plus d’une trentaines d’années. J’avais donc une sorte de vide en moi, que j’ai cherché à tout de suite combler. Aussi, j’éprouvais un peu de honte, à rencontrer quelques difficultés à me retrouver enfin « seule » avec moi-même.

Afin de me délester de ce trouble, j’ai décidé de partager cet étrange mal être avec mes ami-e-s. Étrange car au lieu de me sentir libérée et pleine de dynamisme, je me sentais vidée. Échanger avec mon entourage sur la question m’a procuré le plus grand bien. Je ne me sentais plus nulle, je ne me sentais plus incapable et plus du tout seule. Je me sentais presque normale, lorsque mes amies m’ont confiées vivre la même chose que moi.
Sous nos airs de femmes fortes : femmes indépendantes, business women, bardées de réussites et de diplômes.. nous pensions n’être que des impostures.
Toutes étaient en recherche de soutien, de conseils, d’un échange et d’un retour sur nos expériences vis à vis de nos relations respectives au
« Syndrome de l’imposteur ».

Une réflexion a germé et a donné naissance à ce club :
« I’M (NOT) A FRAUD ! The Club », un groupe où tu trouveras des méthodes, pour te débarrasser du “syndrome de l’imposteur” et gagner en assurance.
Un Club unique, dont la seule mission est de t’aider à le quitter !

Pour nous rejoindre, c’est par ICI

La réponse à la création de ce groupe sur facebook, a été vraiment très chouette ! Nous sommes désormais une cinquantaine. L’ambiance est sympa et parfois un peu studieuse ! L’autre jour, une membre nous a donné un « devoir », que je me suis empressée de noter dans mon carnet de texte ! Son post m’a donné l’envie de rédiger cet article.

Voici son post :

« Bonjour à toutes !
Je profite de ce groupe pour vous poser une question.
Comment définiriez-vous la vulnérabilité ? Qu’est-ce qui vous rend vulnérable ?
Si le coeur vous en dit de m’en parler, de l’illustrer avec un exemple vécu, vous pouvez écrire en-dessous ou par MP, si cela vous est trop personnel 🙂
Cette question m’a été inspirée par ce TedTalk, rajouté par Cynthia-Laure dans son article sur la confiance en soi :

Si possible, regardez-le après avoir réfléchi à la question 🙂
Je vous remercie par avance pour votre participation ! »

Très bonne question !
Un vaste sujet qui n’appelle pas une réponse simple.. J’ai l’impression que la vulnérabilité est l’une des notions les plus décriée par la société. De ce fait, je ne sais pas s’il est plus difficile de la décrire ou de l’avouer. On nous demande de faire face, d’être fort-e-s, alors que la vulnérabilité induit une faiblesse..
On peut aller encore plus loin, en parlant d’identité. La vulnérabilité étant une notion associée au féminin, aux femmes : suis-je réellement une femme si je ne souhaite pas faire preuve de vulnérabilité ? Suis-je réellement un homme alors que je fais preuve de vulnérabilité ?
Faut-il donc le dire ? Faut-il donc l’avouer ? Et risquer de passer pour une personne anormale et/ou faible ?

Dans mon article sur la *confiance en soi*, je parle brièvement de la vulnérabilité. Dans un passage où j’évoque l’influence des réseaux sociaux, sur notre perpétuel besoin de nous comparer aux autres.

« Ce qui dans le fond, est complètement ridicule.. [de se comparer à des inconnu-e-s] Car j’oublie que derrière ces pixels, ce ne sont que des êtres humains, qui mènent des batailles au quotidien, que je ne soupçonne même pas. Je suivais une nana sur instagram : ses photos étaient par-fai-tes. Elle avait l’air heureux et de réussir. Un jour, elle a complètement arrêté de poster. Pour revenir quelques semaines plus tard, en expliquant la bataille émotionnelle qu’elle vivait : la dépression. J’ai trouvé ce post très fort. C’était courageux de sa part, de faire preuve de vulnérabilité, d’accepter de n’être après tout qu’un être humain..
Après de nombreuses années, à me battre contre mes imperfections, pour acquérir plus d’assurance, j’ai finalement appris en un an de travail sur moi, que la confiance en soi, c’était de se donner le droit d’être vulnérable, d’embrasser ses imperfections, d’écouter ses émotions, être tout simplement humaine.»


« VULNERABILITY DOESN’T MAKE YOU WEAK. IT MAKES YOU HUMAN. »


Traduction :

« LA VULNÉRABILITÉ N’EST PAS UNE FAIBLESSE. C’EST UNE PREUVE D’HUMANITÉ. »

La Vulnérabilité, dans le dictionnaire et l’imaginaire collectif :

Vulnérabilité, nom féminin

littéraire
Caractère vulnérable.
synonymes : fragilité, précarité

Etymologie : du latin vulnerare, blesser, endommager, entamer, porter atteinte à, faire mal à, froisser, offenser.

La vulnérabilité est le caractère de ce qui est vulnérable, fragile, précaire, de ce qui peut être attaqué, blessé, endommagé.

De mon point de vue, la vulnérabilité est un super pouvoir, qui me rends sensible, au fait de mes émotions et me rends plus humaine. Tout en me donnant confiance en moi car je suis à même de reconnaître ses émotions qui jaillissent parfois de nulle part et de leurs donner un nom.

Être vulnérable, à mon humble avis, c’est écouter mes émotions, éprouver de l’empathie envers les autres, écouter mon cœur, faire confiance à mon corps.
C’est décider d’arrêter de me cacher et d’être ce que je suis réellement dans l’instant présent.
C’est accepter d’avoir besoin d’aide, accepter de ne pas tout savoir, accepter de devoir me reposer pour être efficace, accepter d’être imparfaite.

Je pense que si l’on se donnait le droit et ce dès la naissance à plus de vulnérabilité, nous aurions la chance de vivre dans un monde meilleur, plus paritaire où chacun pourrait enfin vivre en accord avec lui-même.

Je vais conclure ma réponse avec ce TED TALK de Justin Baldoni :
« Why I’m done with being man enough ». – « Pourquoi j’en ai assez d’être un mec viril »

Dès 2’24, il met le doigt sur un fait pertinent. Dès notre plus jeune âge, on nous apprend à se rejeter les uns les autres, pour finalement mieux se rejeter soi-même plus tard. On apprend aux filles à rejeter les garçons / leur part masculinité : « les filles sont fragiles. » et aux garçons à rejeter les filles / leur part féminine : « les garçons sont forts. »

 

TOP ce talk !
Je me demande si finalement le bien-être ne serait finalement pas l’équilibre trouvé entre confiance en soi / assurance et vulnérabilité ?
Qu’en pensez-vous ?

Pour continuer la conversation sur facebook, rejoignez la communauté !
I’M (NOT) A FRAUD ! THE CLUB
Un groupe où tu trouveras des méthodes pour te débarrasser du “syndrome de l’imposteur” et gagner en assurance. Un Club unique, dont la seule mission est de t’aider à le quitter !

I’M (NOT) A FRAUD ! Are you ? WE ARE (NOT) A FRAUD !

Commentaires récents

    Cynthia-Laure Écrit par :

    Les commentaires sont fermés.